Lettre de la Présidente : Une année démocratique
9 janvier 2026
Lettre de la Présidente
Chers adhérents,
Comme à tous nos partenaires à qui nous adressons notre carte de vœux, je vous souhaite une bonne année démocratique en 2026. Elle signifie, pour l’Unafam, le respect des droits des personnes ayant une maladie psychique et de leurs familles, en construisant avec elles des solutions adaptées à chacun.
Car des avancées se font lorsque nous sommes écoutés. Le programme de psychoéducation Bref que nous avons imaginé avec le centre hospitalier Le Vinatier à Lyon se diffuse en France. Six agences régionales de santé (ARS) l’ont choisi parmi leurs priorités en 2025, six autres s’apprêtent à le faire. À chaque fois, l'Unafam est associée pour écouter et informer les familles sur la maladie psychique, aux côtés de soignants, à l’hôpital. L'enjeu ? Aider le plus rapidement possible les familles, et les connecter à notre réseau d'entraide. Si vous souhaitez devenir bénévole Unafam pour le programme Bref, rapprochez-vous de votre délégation Unafam.
Autre avancée, la création d’une réunion mensuelle d’information à l’Agence Nationale de Sécurité des Médicaments (ANSM) concernant les tensions d’approvisionnement en psychotropes à laquelle nous participons avec vigilance. Elle a été organisée après le courrier d’alerte que j’avais écrit au Ministre de la Santé suite à vos signalements.
Je vous propose de faire un pas de plus en prenant 10 minutes de votre temps pour répondre à cette enquête, inspirée de celle qu'a réalisée l'association familiale Argos 2001, centrée sur la bipolarité. Cette enquête qui concerne toutes les maladies psychiques, nous permettra de faire un bilan des difficultés que votre proche ou vous-même avez rencontrées en 2025, afin de faire remonter ces informations à l'ANSM. Nous pourrons mettre en évidence les solutions de remplacement de molécules qui sont acceptables ou non. Il est important d'informer sur le ressenti des patients comme sur les conséquences médicales de la pénurie. Avec l'ANSM, nous pourrons ainsi faire pression pour faire jouer les mécanismes de solidarité européenne et assurer que les besoins soient couverts sur des médicaments à risque.
Oui, nous pesons sur les politiques publiques. Et plus nous serons nombreux à répondre, plus forte sera notre influence.
Je vous remercie de votre solidarité.
Bien amicalement,
Emmanuelle Remond
