Version imprimable de cette page Version imprimable

Lettre de la Présidente janvier 2018 : L’année 2018 commence par un soutien...

le 19 janvier 2018 -

Du fait de la stigmatisation des personnes ayant des troubles psychiatriques dans notre société et du déni de ces troubles par les malades, ces derniers accèdent aux soins trop tardivement.
De plus, la non-réponse à certaines situations de crise, même quand les familles alertent, le peu de dispositifs d’"aller-vers" les patients, l’absence d’accompagnement, tant sanitaire que social, dans la durée, accentuent les risques de ruptures de soins, avec parfois pour conséquences des passages à l’acte et l’enchaînement de poursuites pénales, voire des incarcérations.
Les familles doivent faire face à une nouvelle épreuve et ne savent pas vers qui se tourner.
Face à cette situation, l’Unafam s’est impliquée sur le sujet.

Du fait de la stigmatisation des personnes ayant des troubles psychiatriques dans notre société et du déni de ces troubles par les malades, ces derniers accèdent aux soins trop tardivement.
De plus, la non-réponse à certaines situations de crise, même quand les familles alertent, le peu de dispositifs d’"aller-vers" les patients, l’absence d’accompagnement, tant sanitaire que social, dans la durée, accentuent les risques de ruptures de soins, avec parfois pour conséquences des passages à l’acte et l’enchaînement de poursuites pénales, voire des incarcérations.
Les familles doivent faire face à une nouvelle épreuve et ne savent pas vers qui se tourner.
Face à cette situation, l’Unafam s’est impliquée sur le sujet.

La Fondation de France vient de soutenir notre engagement. Dans le courant de l’année 2018, nous finaliserons un guide à destination des familles dont un proche peut être incarcéré (informations sur les droits, sur les divers services médicaux en prison, sur la préparation de la sortie…). Et pour être au plus près des familles, nous allons progressivement former des référents sur l’ensemble du territoire.

Par ailleurs, l’Unafam s’insurge du fait que :

  • les expertises psychiatriques ne soient pas systématiques et de qualité afin de reconnaitre, quand tel est le cas, l’altération ou l’abolition du discernement au moment des actes délictueux,
  • les personnes ayant des pathologies psychiatriques connues soient plus lourdement condamnées du fait de leur pathologie,
  • la préparation de la sortie de prison soit insuffisante et que la réinsertion repose sur les familles, quelques soient les capacités et possibilités de celle-ci,
  • certains lieux de privation de liberté soient complètement inadaptés à l’accueil de malades psychiatriques.

L’Unafam noue des liens, accentue ses actions de sensibilisation auprès de différents professionnels (avocats, personnels pénitentiaires, …) pour améliorer la compréhension des maladies et du handicap psychiques, mais la tâche est immense.
Et plutôt que de créer de nouvelles places en prison, il faudrait faire un usage plus large des alternatives à l’incarcération (d’autant plus pour des personnes malades psychiques) et prévenir les passage à l’acte par un suivi médical de qualité, ouvert sur les innovations thérapeutiques auquel s’associerait systématiquement un suivi social.

Bonne année à chacun d’entre vous et à vos proches.