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Lettre de la Présidente avril 2018 : Premiers Secours en Santé Mentale, l’Unafam s’engage

le 27 avril 2018 -

Une première en France : l’Unafam a été sollicitée pour s’investir dans le projet de Premiers Secours en Santé Mentale.

Comme il existe des formations aux premiers secours, un dispositif spécifique à la santé mentale a été diffusé dans un certain nombre de pays (à l’origine en Australie, où 500 000 personnes ont déjà été formées).

Il s’agit de donner des outils (formation de 2 jours) à tout un chacun intéressé, afin d’apporter un premier soutien à une personne de son environnement (professionnel, amical, familial…) qui développe des troubles psychiques, de savoir lui parler, vers qui l’orienter. Il s’agit de former aussi des professionnels du social, de l’accueil, des gardiens d’immeuble…

Sollicitée, l’Unafam va s’investir dans ce projet de Premiers Secours en Santé Mentale (PSSM), puisque cela recouvre des préoccupations essentielles pour nous :

  • Tout d’abord, le repérage précoce des signes d’alerte des troubles psychiques, pour une prise en charge par des soins gradués et adaptés. Ceci afin de réduire l’évolution des troubles et ainsi éviter ou limiter le handicap psychique.
  • Ensuite, la déstigmatisation. Nous connaissons la représentation de ces pathologies dans la population en général (et même chez certains de nos dirigeants, tels les amalgames entre malades psychiques et terroristes ! ).

La stigmatisation et les préjugés négatifs ont pour conséquences, pour les personnes vivant avec des troubles psychiques, une mise à l’écart, des refus de se soigner ou de faire valoir leurs droits.

Une des priorités de notre récent projet associatif est justement d’améliorer la compréhension des maladies, de porter un autre regard sur les personnes touchées.

L’Unafam s’engage à coté de partenaires (Santé Mentale France et INFIPP). Il s’agit d’un projet ambitieux qui doit se démultiplier sur le terrain, en s’assurant de la qualité de sa diffusion. Les services de l’État sont "partie prenante" dans ce projet. En effet, le Comité interministériel pour la santé vient de le reprendre dans les 25 mesures phares de la politique de prévention.

Il nous est demandé, en particulier, que l’action puisse s’adresser, dès 2019, aux étudiants.

Au-delà de cette action, l’Unafam se préoccupe tout autant de ceux qui vivent aujourd’hui avec des troubles sévères. Et là, ce n’est pas gagné, nous avons besoin toujours et encore de nous mobiliser.