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Le grand baromètre de la schizophrénie

le 8 mars 2018 -

La schizophrénie reste une pathologie mal connue alors qu’on estime à 600 000 le nombre de personnes qui en sont atteintes en France (soit 1% de la population [1]).

Convaincus que l’on peut collectivement agir pour faire évoluer les comportements et le regard porté sur la schizophrénie, les associations Unafam et PromesseS, la Fondation Deniker, le laboratoire Janssen, en partenariat avec OpinionWay, ont réalisé la première enquête, confrontant le point de vue de plus de 4000 français, patients, aidants, médecins et décideurs publics sur le sujet de la schizophrénie en France.

Ce baromètre dont l’administration s’est déroulée du 4 décembre 2017 au 19 janvier 2018 a interrogé 4400 personnes : 113 patients, 2800 aidants, 100 médecins généralistes, 100 pharmaciens, 100 infirmiers, 100 psychiatres, 51 conseillers départementaux et 1102 français issus du grand public. Les méthodes d’administration ont été multiples : sur tablette en pharmacie, sur internet, par téléphone.

Les résultats de ce baromètre ont permis de tirer 4 grands enseignements sur la perception des Français sur la schizophrénie et les défis auxquels les patients ainsi que les aidants doivent faire face :

  1. Les Français déclarent ne pas savoir exactement ce qu’est la schizophrénie (65 % du grand public et 45 % des conseillers départementaux). D’ailleurs, 83 % la considèrent comme dangereuse. La majorité des répondants s’estime mal informée sur la schizophrénie et aimerait en savoir plus sur celle-ci (82% du grand public).
  2. Les aidants et les patients sont nombreux à affirmer que la schizophrénie provoque une souffrance extrême qui peut conduire au suicide (89% des patients et 97% des aidants).
  3. Un tiers des aidants se considère seul pour accompagner leur proche alors que celui-ci est un acteur clé de la prise en charge de la schizophrénie (55% des aidants aident leur proche sur le suivi de sa thérapie)
  4. Les patients n’ont pas toujours connaissance des différentes thérapies disponibles pour prendre en charge la schizophrénie. Les thérapies de psychoéducation et les antipsychotiques injectables sont connus par seulement 53% et 77% des patients interrogés alors qu’une prise en charge globale est fondée sur 3 piliers : un traitement médicamenteux, un suivi psychothérapeutique et un accompagnement psycho-social [2].

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