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Communiqué

La situation des personnes vivant avec des troubles psychiques en 2016 est encore loin d’être satisfaisante

le 10 octobre 2016 -

Cette Journée mondiale de la Santé Mentale 2016 est l’occasion pour l’Unafam de rappeler que les maladies psychiques sont au 3ème rang des maladies les plus fréquentes après le cancer et les maladies cardio-vasculaires1 et qu’1 personne sur 4 souffrira de troubles psychiques au cours de sa vie*.

Pourtant, les moyens mis en œuvre pour répondre à cet enjeu de santé publique sont très insuffisants et la prise en charge des personnes en situation de handicap psychique est encore loin d’être satisfaisante en France.

Parce-que les réponses à apporter sont multiples, complexes et demandent synergie et complémentarité de l’ensemble des acteurs des secteurs sanitaire, social et médicosocial, l’Unafam a dressé un état des lieux des besoins et attentes pour garantir le meilleur parcours de vie aux personnes souffrant de troubles psychiques et à leur entourage**.

En matière de soins, l’approche ne peut plus être hospitalo-centrée : Il est urgent de favoriser la diversification des dispositifs de soins pour une meilleure prise en charge et des soins centrés sur le rétablissement : optimiser l’organisation des CMP CMP Centre Médico-Psychologique.

Pour en savoir plus, cliquez sur le sigle.
(dispositifs « aller vers », interventions à domicile…), développer des dispositifs alternatifs (soins intensifs à domicile, HAD…), développer les dispositifs de réhabilitation (éducation thérapeutique du patient, psychothérapies, remédiation cognitive, réhabilitation psychosociale…).

En matière d’accompagnement, les besoins spécifiques doivent être définis, organisés, coordonnés : Aujourd’hui beaucoup de personnes vivant avec des troubles psychiques sortent d’hospitalisation sans autre solution que la famille. Il est urgent de :

  • Définir les besoins à prendre en compte pour la personne dans son milieu de vie ordinaire.
  • Organiser une coordination continue et au plus près de la personne de tous les professionnels impliqués dans sa prise en charge et son accompagnement.
  • Construire une organisation des liens entre équipe médicale et services d’accompagnement sociaux et médico-sociaux.

En matière de recherche, une véritable volonté politique doit être mise en œuvre : La France investit 2%*** seulement de son budget dans la recherche biomédicale en faveur de la recherche en santé mentale (l’Angleterre 7%, les Etats-Unis 11%) alors que la file active de personnes malades représente 18%**** des hospitalisations. L’Unafam martèle la nécessité de mettre en œuvre une véritable volonté politique dans le champ des recherches en psychiatrie, recherches fondamentales ou cliniques dans tous les aspects biopsychosociaux des maladies psychiatriques, et d’affecter des moyens suffisants à cette recherche.

Pour les 5 millions de personnes impactés par les maladies psychiques, l’Unafam reste mobilisée.

* Source OMS – Chiffres France ** Les positions de l’Unafam en matière de soins et de recherche en psychiatrie et santé mentale *** Contribution d’AVIESAN à la stratégie nationale de recherche – mai 2013 **** Indicateurs 12 – Sécurité Sociale 2008-2011

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