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Répondre aux urgences et développer les soins de réhabilitation

le 10 février 2016 -

Béatrice BorrelNous avons formulé nos propositions en vue des projets médicaux des Communautés Psychiatriques de Territoire et Groupements Hospitaliers de Territoire, qui font suite à nos contributions dans le cadre de Loi Santé. Nos priorités se situent dans 4 domaines :

  • le développement des dispositifs de prévention
  • la réponse aux situations de crise et d’urgence
  • l’accès aux dispositifs de diagnostic et de soins, dont la prise en charge somatique des personnes souffrant de pathologies psychiatriques chroniques et sévères
  • la réponse au handicap psychique avec un accès aux accompagnements sociaux et médico-sociaux

Mais je voudrais, en ce début d’année, renforcer notre action autour de 2 axes : les urgences et les soins de réhabilitation.
Au niveau des urgences, il est inadmissible qu’il n’y ait pas une organisation et une structuration des réponses dans chaque territoire, permettant de répondre à des situations d’urgence. Faut-il rappeler que cela figure dans la loi du 5 juillet 2011 (art. 8) ?
Que disent les ARS ARS Agence Régionale de Santé

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quand on les interroge sur le sujet ? « Ce n’est pas facile » !!
Nous ne pouvons pas nous satisfaire de cette réponse, alors que certains ont avancé : l’UPAO (Unité Psychiatrique d’accueil et d’Orientation) à Angers (cf recueil de bonnes pratiques de prise en charge psychiatrique sur www.unafam.org), ERIC (Équipe Rapide d’Intervention de Crise) dans le territoire Sud Yvelines. Plus récemment, des signatures de conventions ont eu lieu en Haute-Normandie et dans le Rhône, chacun proposant une solution adaptée à son territoire.

Alors, si les ARS ARS Agence Régionale de Santé

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ne savent pas réunir les partenaires impliqués dans le traitement de l’urgence et de la crise, je vais proposer à notre Ministre les « modèles » que nous avons et demander à nos représentants régionaux Unafam d’aller porter ceux-ci aux directeurs de chaque ARS ARS Agence Régionale de Santé

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Le deuxième axe concerne les soins de réhabilitation. Je suis frappée par les exposés qui abordent le rétablissement, la nécessité de promouvoir dès le début de la maladie la préservation du potentiel du patient, l’utilité d’accompagner ses projets et, à l’opposé, la réalité de la plupart des suivis médicaux des patients.
Bien entendu, cette démarche de soins implique la mise en place d’une nouvelle organisation et des nouveaux outils (remédiation cognitive, réhabilitation psychosociale, entrainement des compétences sociales, éducation thérapeutique du patient, etc.).
Les équipes médicales ne croiraient-elles pas suffisamment dans les soins de réhabilitation ? L’offre est-elle méconnue ou mal répartie ?
À l’Unafam, nous croyons que le rétablissement est possible. Nous ne voulons pas que nos proches aient pour seul traitement des médicaments. Nous voulons que, dès le début des troubles, les soignants croient en leurs possibilités de réinsertion dans la société.
Alors, comme nous l’avons fait pour relever des bonnes pratiques concernant les prises en charge psychiatriques, nous allons enquêter dans ce domaine précis.
Je suis convaincue que des soignants nous aideront dans cette démarche.

Béatrice Borrel
Présidente