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Plus de 30 % des malades vivent dans leur famille ou dans la rue, nous devons changer cela !

le 13 janvier 2016

Béatrice BorrelChers amis,

Je souhaite que cette nouvelle année apporte à chacun d’entre vous de l’espoir, espoir pour que votre proche se rétablisse au mieux, espoir pour qu’ensemble nous avancions vers une médecine de progrès incluant la réinsertion, espoir pour que cette réinsertion s’accompagne de moyens pour faciliter l’accès au logement, aux ressources, à l’accompagnement, aux activités.

Vous savez que l’Unafam, de par son implantation sur l’ensemble du territoire français et de sa connaissance par ses adhérents des besoins des malades et de leurs familles, a un rôle primordial d’observation des pratiques et des organisations. C’est la raison pour laquelle nous avons créé un observatoire en 2014 ayant pour but de valoriser les bonnes pratiques et de les diffuser largement aux financeurs et décideurs. Après le recueil des pratiques en soins psychiatriques (voir dossier du N°4-2015 de la revue Un autre Regard), et le travail d’observation en matière d’insertion professionnelle réalisé en 2015 (recueil de bonnes pratiques en cours d’élaboration), nous allons nous consacrer en 2016 à la question primordiale du logement car la situation d’aujourd’hui est désastreuse.

Les malades sont suivis essentiellement en ambulatoire, sans que des solutions dans ce domaine n’aient été organisées : peu de structures d’hébergement adaptées et quasiment pas de création, pas d’accompagnement pour ceux qui sont dans des logements individuels…

Quelles solutions reste-t-il ? Les hospitalisations dites inadéquates, la rue ou la famille… ?

La dernière enquête lancé en 2011 auprès de nos adhérents* montrait qu’un tiers des malades vivaient dans les familles.

Dans ce paysage bien négatif, des initiatives sont prises, quelquefois depuis des années sans qu’il y ait évaluation et duplication. Nous voulons recenser ces dispositifs innovants, analyser, repérer leurs atouts et limites, évaluer leurs coûts (en particulier par rapport à des journées d’hospitalisation), voir les reproductions possibles, et bien entendu diffuser nos résultats pour que soient engagées des solutions pour nos proches.

Ce repérage sera fait par nos bénévoles, si vous êtes concerné et que avez identifié des dispositifs qui pour vous répondent aux besoins des malades psychiques, je vous invite à vous rapprocher nos délégations départementales.

Béatrice Borrel
Présidente

(*Pr Martine Bungener, Centre de recherche, médecine, sciences, santé, santé mentale, société UMR CNRS 8211 - Unité Inserm 988 - EHESS - Université Paris Descartes : consultation conjointe Unafam – Cermes3)