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Lettre de la Présidente novembre-décembre 2017 : Quelle place dans la Stratégie Nationale de Santé pour les personnes vivant avec des troubles psychiques et leurs familles ?

le 1er décembre 2017 -

Les associations, mais aussi les citoyens viennent d’être consultés sur le projet de la Stratégie Nationale de Santé (SNS).

Celle-ci fixera les priorités du gouvernement en matière de santé pour une durée de 5 ans et, nous l’espérons, permettra de piloter l’avancement de chantiers prioritaires et l’élaboration de mesures concrètes.

L’Unafam a développé ses attentes et précisé les réponses attendues, en insistant sur certains points :

Des observations préliminaires de la rapporteuse de l’ONU à nuancer !

Les associations, mais aussi les citoyens viennent d’être consultés sur le projet de la Stratégie Nationale de Santé (SNS).

Celle-ci fixera les priorités du gouvernement en matière de santé pour une durée de 5 ans et, nous l’espérons, permettra de piloter l’avancement de chantiers prioritaires et l’élaboration de mesures concrètes.

L’Unafam a développé ses attentes et précisé les réponses attendues, en insistant sur certains points :

  • Nécessité d’une organisation d’appui à ceux qui sont dans les premiers contacts avec les jeunes (médecin généraliste, école, PMI, médecin du travail…). Ceci afin que le diagnostic et la prise en charge des troubles psychiques soient organisés rapidement. Cela permettrait de réduire l’évolution vers des troubles sévères et limiter, voire éviter, le handicap psychique.
  • La lutte contre les inégalités territoriales, qui implique une organisation des urgences psychiatriques partout en France 24 heures sur 24, une prise en compte des alertes des familles, et des réponses ambulatoires (rendez-vous pour des soins non programmés dans les Centres Médico-Psychologiques (CMP CMP Centre Médico-Psychologique.

    Pour en savoir plus, cliquez sur le sigle.
    ), cellule de crise et équipes mobiles).
    Agir pour le développement de Maisons de Santé pluridisciplinaires et de pratiques avancées (nouvelles compétences des infirmiers en psychiatrie des urgences psychiatriques) contribuerait à lutter contre la désertification médicale.
  • Nous voulons aussi que tous les patients puissent bénéficier de soins de réhabilitation, de centres experts, d’innovations thérapeutiques, de prises en charge des addictions et des troubles somatiques (cardiovasculaires, dentaires…).
    En somme, une qualité et une pertinence des soins pour tous.
  • Il faut également innover pour apporter une réponse globale le plus souvent possible au cœur de la cité et favoriser des parcours sans rupture.
    Autrement dit, il faut non seulement développer des moyens en accompagnement (nouveaux métiers, accessibilité à l’aide à domicile, Service d’accompagnement à la vie sociale (SAVS SAVS Service d’Accompagnement à la Vie Sociale )…), mais de plus répondre aux besoins en logement et hébergement adaptés aux attentes des personnes vivant avec des troubles psychiques. L’Unafam sera très vigilante et mobilisée sur ce dernier point.

La SNS ne doit pas oublier les aidants familiaux, veiller à leur santé (parents, conjoint, fratrie), promouvoir une aide systématiquement et plus tôt.

Je vous souhaite de bonnes fêtes