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Lettre de la Présidente mai 2018 : Impatients !

le 4 juin 2018 -

C’est que l’on nous dit quand nous demandons des réponses aux besoins de nos proches malades.

C’est ce que l’on nous dit quand nous demandons des réponses aux besoins de nos proches malades.

Adhérente à l’Unafam depuis de très nombreuses années et administratrice depuis plus de 7 ans, je peux voir le chemin parcouru, mais aussi les manques, et mon impatience est grande. Pourquoi la maladie psychique n’est-elle pas considérée comme les autres pathologies sévères, avec un bilan initial approfondi, un dispositif d’annonce, une psychoéducation du malade et de sa famille, une coordination pluridisciplinaire soutenant un programme de soins et d’accompagnement social personnalisé, un suivi du malade tout au long de son parcours vers le rétablissement, ceci sur tout le territoire ?

Pourquoi la psychiatrie ne figure-t-elle pas dans la grande consultation sur la qualité et pertinence des soins ?

Pourquoi, dans les pratiques avancées d’infirmiers, la psychiatrie ne figure-t-elle pas encore dans le décret qui vient d’être publié, alors que le nombre de médecins (généralistes et psychiatres) se réduit, que les patients nécessitent un « aller vers » pour limiter les hospitalisations, et que des actions coordonnées avec les acteurs du médico-social sont nécessaires (voir la Lettre ouverte envoyée par l’Unafam à la ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn, le 16 mai dernier) ?

Est-ce de l’impatience que d’attendre un accompagnement des personnes vivant avec des troubles psychiques pour qu’ils accèdent et se maintiennent dans un logement, qu’il soit individuel ou partagé ?

Est-ce de l’impatience que d’attendre des réponses aux besoins pour ceux qui sont peu autonomes et qui vivent dans leur famille, en Belgique, dans la rue… ou en prison ? Oui, nous attendons avec impatience que nos proches puissent accéder, quand c’est nécessaire, à la Prestation de Compensation du Handicap (PCH), comme c’est possible pour d’autres handicaps.

Nous voulons que leur soit garanti un accès aux droits sociaux et à une bonne qualité de vie. Oui, nous sommes impatients de constater que le regard posé sur les malades psychiques évolue, afin qu’il ne les isole pas davantage ni ne les rende plus vulnérables.

Encore des combats à mener avec vous