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Les psychothérapies

Les psychothérapies sont des traitements à base de dialogues entre le patient et le spécialiste.

Qu’est-ce qu’une psychotérapie ?
Qu’est-ce qu’un psychotérapeute ?
Les différentes psychothérapies

C’est un traitement dont le but est le soin et/ou la guérison par des moyens psychologiques.

Une psychothérapie est basée sur des entretiens très réguliers, individuels ou en groupe. La durée du traitement varie de quelques mois à quelques années. Elle peut être pratiquée seule ou associée à d’autres thérapeutiques (ex : prescription de médicaments).

C’est un contrat librement accepté entre le patient et le psychothérapeute, dans le respect du secret professionnel et reposant sur une alliance thérapeutique.

en savoir plus : site Psycom 75

Les thérapies familiales systémiques (cliquez pour savoir ce que c’est)

La thérapie familiale systémique est une technique spécifique de psychothérapie, qui a pour but de favoriser les échanges entre les membres d’une famille.

La thérapie doit permettre aux membres d’une famille d’évoluer ensemble vers un fonctionnement plus souple, de dépasser une situation de crise, d’autoriser l’évolution individuelle de chacun des membres et de trouver de nouveaux équilibres. Cette évolution tient compte des évènements et de l’histoire de la vie du groupe.

Au cours des séances, le dialogue des membres de la famille entre eux et avec le thérapeute aide à comprendre et résoudre les problèmes ou difficultés rencontrés par la famille.

La thérapie comportementale et cognitive (TCC) (cliquez pour savoir ce que c’est)

La thérapie cognitivo-comportementale est une thérapie brève, validée scientifiquement, qui vise à remplacer les idées négatives et les comportements inadaptés par des pensées et des réactions en adéquation avec la réalité.

La TCC aide à progressivement dépasser les symptômes invalidants, tels les rites, les vérifications, le stress, les évitements, les inhibitions, les réactions agressives, ou la détresse à l’origine de souffrance psychique.

« Les TCC ont été largement étudiées dans les troubles anxieux.

Leur efficacité est la mieux établie, en association ou non au traitement médicamenteux, dans le trouble panique et dans le trouble anxieux généralisé.

Elles sont également efficaces dans l’état de stress posttraumatique, dans les troubles obsessionnels compulsifs, dans les phobies sociales et diverses phobies spécifiques.

Les thérapies analytiques de groupe (cliquez pour savoir ce que c’est)

La psychothérapie de groupe est un mode de traitement des troubles psychiques qui peuvent se manifester dans les relations d’une personne avec son environnement familial, social ou professionnel.

Les thérapies analytiques (cliquez pour savoir ce que c’est)

La méthode psychanalytique

La méthode psychanalytique a été découverte et théorisée par le Dr Sigmund Freud au début du 20ème siècle. Elle a été développée et approfondie par de nombreux psychanalystes dans le monde au cours du 20ème siècle.

Cette méthode de psychothérapie considère que le psychisme humain fonctionne sur la base des conflits liés au développement de la personne. Pour chaque individu, les expériences de l’enfance, même très précoces, s’inscrivent dans l’inconscient et se retrouvent, transformées, dans toute la vie d’enfant et d’adulte. Les relations parents/ enfants, le vécu individuel des expériences de l’enfance et de l’adolescence, le développement psychologique et sexuel, sont toujours plus ou moins conflictuels.

Tous ces évènements laissent des traces profondes, en partie inconscientes, qui conditionnent, chez tout individu, son équilibre psychique et son plaisir ou sa difficulté à vivre. Chacun de nous peut, en prêtant attention à ses rêves, ses oublis, ses lapsus, ses actes et ses réactions face à certaines situations, saisir des tendances qui sont inconscientes.

La diffusion des concepts psychanalytiques, depuis plusieurs années dans les medias (journaux, télévision, radio, internet) a banalisé l’utilisation de termes psychanalytiques et familiarisé avec un vocabulaire et une compréhension psychologique de la vie.

Mais cette connaissance individuelle ne peut remplacer une thérapie psychanalytique. En effet, la participation d’une autre personne, le psychanalyste, est déterminante pour repérer et comprendre toute la complexité des difficultés psychologiques d’un individu et favoriser, par ses interprétations, les transformations nécessaires.

La cure psychanalytique

Selon la théorie psychanalytique, les problèmes psychologiques rencontrés par la personne sont en rapport avec son passé individuel et familial.

La psychanalyse a pour but de faire revenir au niveau conscient les conflits et traumatismes enfouis dans l’inconscient qui sont à l’origine de troubles psychologiques actuels.

Ces épisodes ont été « refoulés », ils ont disparu de la conscience, mais ils restent actifs (ou agissants) et provoquent angoisse, dépression, inhibition et autres symptômes.

En parlant de son enfance, son adolescence et de sa vie actuelle, la personne prend conscience des sentiments conflictuels qui y sont liés. La psychanalyse lui permet de mieux comprendre ces conflits, de leur donner un sens nouveau et d’éviter qu’ils ne se répètent dans la vie actuelle sous forme de symptômes psychiques.

La cure psychanalytique a pour objectif de soulager la souffrance psychique de la personne et lui permettre de récupérer sa capacité à agir et à jouir de l’existence.

La psychothérapie Institutionnelle

Après l’hôpital, votre proche n’est pas nécessairement prêt à vivre seul, ni à aller spontanément vers des lieux d’activité.
Il a besoin de réapprendre la vie sociale.
Ceci peut se faire dans des cliniques qui pratiquent la psychothérapie institutionnelle, lorsque le secteur ne le fait pas lui-même.

Nous vous présentons ici plusieurs cliniques qui fonctionnent de cette façon.

La clinique de La Borde (cliquez pour avoir le détail)

LA BORDE est une clinique psychiatrique privée pour adultes, agréée et conventionnée, dont la capacité d’accueil est de 107 lits. S’adjoint à cette structure un hôpital de jour de 15 places. La clinique est divisée en cinq secteurs de soin, dont quatre sont réservés à l’hospitalisation complète :

  • le Parc
  • le Château,
  • le Pavillon des Bois,
  • l’Extension,
  • le cinquième secteur, dit "Accueil-Rez-de-Chaussée"

s’occupe plus particulièrement de l’accueil permanent des personnes en hôpital de jour, des familles, des visiteurs et de toute personne hospitalisée à La Borde.

Depuis sa fondation, en Avril 1953, par le Docteur Jean OURY, la clinique de la Borde s’inspire des mêmes "principes" : ceux de la psychothérapie institutionnelle. Survivance d’un passé hospitalo-centriste révolu, ou communauté thérapeutique "dans le vent", clinique de riches ? Rien de tout ça !

Mais de quoi s’agit-il ?
De mettre en œuvre tous les moyens qui peuvent permettre l’accès à la singularité de chacun des patients. L’établissement psychiatrique, qu’il soit dans ou hors les murs, est malade. Malade de sa dépendance financière vis-à-vis des structures étatiques ; malade du fait des nécessités inhérentes à sa gestion même (administration, statuts..) ; malade du fait de la fonction qu’il assure pour la société.

Tout groupe, ou groupement, est "malade", traversé de phénomènes de contagion, de rivalités, terrains propices à la persécution, à la formation de "clans" ou d’isolats défensifs. Que peut alors devenir un "malade", psychotique ou simplement "fragile", balloté dans cette maladie du groupe, pris dans un engrenage qui vise à le sérialiser ? La psychothérapie institutionnelle tient compte de cette problématique. Non qu’elle puisse la supprimer. Mais il est nécessaire de l’exprimer et de la travailler pour pouvoir s’adresser à un sujet et non aux artefacts sociaux qu’il traîne avec lui.

C’est en ce sens que Tosquelles a pu la comparer, dans la thérapie des psychoses, avec ce qu’est l’asepsie vis-à-vis de la chirurgie. Mais pour ce travail, nulle recette. Les structures de la clinique se remanient sans arrêt : il s’agit bien plus de déjouer des pièges que d’accéder à une organisation idéale. Pourtant, quelques invariants se distinguent à travers ces fluctuations : la liberté de circulation, l’importance des clubs thérapeutiques, la nécessité de lutter contre le cloisonnement, la hiérarchie massive, la ségrégation et l’uniformisation.

Ces opérateurs, mis en jeu pour assainir l’ambiance se révèlent ceux-là même qui vont permettre que se tissent des réseaux de relations et d’échanges, que s’ébauchent des investissements partiels chez celui dont il est souvent plus facile de dire qu’il n’a "pas de désir", et que se réalisent des lieux propres à l’émergence de sa plus extrême singularité.

Comme support à cet engagement, a été crée, dés les années 50, le Club thérapeutique. Sa fonction est de "travailler" l’ambiance de l’ensemble de la clinique, en veillant à la vie des différents ateliers : jardin, serre, écurie, sports, artisanat, journal, bibliothèque, musique, théâtre, photo, vidéo, tabac, bar, service de table, standard, voyages, etc…

À La Borde, le terme "ateliers" englobe, non seulement les activités artistiques, ludiques et corporelles, mais aussi les activités du quotidien, qui vont du ménage, à la cuisine, aux présences dans les infirmeries. L’ambiance contribue à l’efficacité des traitements et des actes médicaux. Chaque être humain est considéré à la fois en tant qu’être singulier, mais aussi en tant qu’être social, même, et surtout, s’il est désocialisé. Ces deux dimensions sont prises en compte dans le traitement.

Plus l’être humain souffre, plus il tend à se renfermer en lui-même, en même temps que sa maladie le coupe d’autrui et de la réalité. D’où l’importance du Club, de ses ateliers, de ses réunions, qui sont autant de lieux de rencontre… Rencontre avec une matière, une technique, d’autres personnes, étayée par la liberté de circulation ; circulation d’un lieu à l’autre – inverse de l’errance – favorisant la circulation de la parole.

Tout membre du personnel de La Borde, du médecin au cuisinier, est formé à accueillir la parole du patient, et à y faire face par lui-même, complétant la prise en charge individuelle, singulière, par une personne fixe, aussi bien au niveau du traitement chimiothérapique que de la psychothérapie la plus fine.

Pour en savoir plus : allez sur le site de La clinique de La Borde

La clinique de Saumery (cliquez pour avoir le détail)

La CLINIQUE MEDICALE DU CENTRE, créée en 1938, par le Docteur Olivier, alors maire de Blois, est un établissement privé d’hospitalisation spécialisé en Psychiatrie. Elle peut accueillir 50 malades des deux sexes dans 20 chambres à un lit et 15 chambres à 2 lits. L’attribution d’une chambre dépend de votre état de santé et de l’avis de votre médecin.

L’établissement est, par ailleurs, autorisé à accueillir des mineurs en hospitalisation complète. Les parents ou les représentants légaux doivent signer leur consentement à effectuer les traitements prescrits par le médecin.

La Clinique fonctionne selon les principes de la PSYCHOTHERAPIE INSTITUTIONNELLE, basée sur l’organisation collective et paritaire (soignants - soignés) des activités et des services quotidiens. Une Association Loi 1901, la S.A.C.E.S (Société d’Animation Culturelle et d’Entraide de Saumery) en est la cheville ouvrière.

Pour en savoir plus allez sur le site de La clinique de Saumery

La Clinique de La Chesnaie (cliquez pour avoir le détail)

Présentation

La Chesnaie est une clinique psychiatrique, en milieu ouvert, accueillant une centaine d’hommes et femmes de tous âges, venant du Loir-et-Cher et de la Région Centre, aussi bien que des centres urbains de l’ensemble du territoire ou d’autres pays francophones.

L’institution prend en charge des patients souffrant de troubles mentaux aigus ou chroniques nécessitant des soins intensifs, et de longue durée, le cas échéant.

Les traitements biologiques et physiques classiques sont associés à un travail psychothérapique, individuel, ou en groupe dans un environnement stimulant, (vie associative, contrats d’activité, ateliers de production et d’expression).

Les soins sont assurés par une équipe de moniteurs ayant à la fois une pratique de soignants et des expériences professionnelles variées et complémentaires.

L’histoire de la Chesnaie

La clinique de Chailles a été ouverte en juillet 1956. Le fondateur, le Dr Claude Jeangirard, ancien élève de Daumezon et de Henry Ey, avait 31 ans. Il était porté par le courant issu des travaux appelés ultérieurement psychothérapie institutionnelle et qui résultaient des enseignements de la période de guerre et des idées nouvelles, humanistes, progressistes et inspirées par la psychanalyse. Un rapport au ministère, dû notamment aux Drs Le Guillant, Daumezon et Sivadon, médecins des hôpitaux psychiatriques, en était la charte en 1948. Il remettait en cause la dimension et le fonctionnement des hôpitaux psychiatriques, et préconisait la création d’unités d’une centaine de lits pour se substituer à ces grandes unités ingouvernables et inhumaines.

Le but de la création de la Chesnaie était donc d’innover en appliquant des soins principalement aux grands malades du service public, ce qui veut dire séjour long, et surtout, principe fondamental, poursuite des soins et de la prise en charge tout au long de l’évolution des malades, par des moyens appropriés et diversifiés, y compris au-delà de l’hospitalisation, préfigurant déjà l’idée de réseau.

Cette conception différait de celle des cliniques privées traditionnelles, dont les prises en charges se limitaient généralement aux états aigus ou subaigus, sans intervention prévue lors des différentes périodes de sédation ni à fortiori de dispositifs faits pour recevoir la chronicité lorsqu’elle s’est constituée en psychose chronique.

Il fallait donc des installations d’un type nouveau où le personnel et les malades aient la possibilité de vivre dans une sorte de communauté mutuellement consentie et débarrassée des contraintes imposées dans les mentalités par l’idée de la folie : l’enfermement comme allant de soi, comme allait de soi que la parole ou les actes des malades soient sans conséquence, sinon au mieux que réclamer la compassion et une surveillance instrumentée. Or ni murs ni clés ont rapidement justifié la gageure : les symptômes les plus massifs s’estompaient en quelques jours, faisant place à des relations d’un nouveau genre scellées par l’appartenance à un séjour accepté comme non persécutif.

La réalisation matérielle était facilitée par les circonstances de l’époque. Un château avec de nombreux bâtiments annexes convenait à la méthode, et son acquisition était relativement peu coûteuse ; paradoxalement l’entreprise inspirait confiance aux organismes prêteurs. Les exigences matérielles de l’après-guerre en matière de confort n’étaient pas insurmontables et les spécifications de l’annexe XXIII du décret de mars 1956 n’étaient pas un obstacle, tant pour les installations que pour le personnel. Un seul infirmier DE étant exigé, sur l’effectif de trois soignants pour dix malades, ce qui permettait d’accueillir les compétences très diverses d’animateurs, de sociologues, de jeunes universitaires, artistes ou psychologues, aussi bien que des militants de différents mouvements issus de l’après-guerre et de la Résistance et que la psychiatrie naissante « passionnait ».

En juin 1956, une convention passée avec la Caisse Régionale d’Assurance Maladie de la Région Centre établissait la capacité de la clinique à 45 malades, puis, 60 malades dans les deux années suivantes. L’effectif soignant était d’une trentaine de personnes, 3 infirmières, 1 assistante sociale, 2 puis 3 médecins et une psychologue vacataire.

La psychothérapie sous ses diverses formes, inspirée de la psychanalyse —application nouvelle dans ce cadre- était le fondement de la relation de soins, au sein de laquelle les techniques proprement médicales (Electrochocs, Insuline, Cures de sommeil) trouvaient leur meilleure efficacité, pratiquées d’ailleurs "autrement" tandis que les neuroleptiques, récemment apparus et se développant, apportaient une amélioration des conduites relationnelles en les enrichissant grâce au démantèlement des délires qu’ils procurent en règle générale, et au rétablissement d’une meilleure capacité pragmatique. On notera qu’à cette époque -chose qu’on ne peut imaginer maintenant- les malades améliorés étaient susceptibles de retrouver des emplois, modestes mais rémunérés, qu’il convenait de soutenir après leur sortie par un suivi approprié.

Dés l’origine, une part importante provenait des hôpitaux psychiatriques de la région parisienne. La région blésoise apportait plutôt des pathologies moins profondes telles que les dépressions ou troubles névrotiques, et demandait aussi d’admettre les personnes âgées déficitaires.

En ce qui concerne les premiers, généralement jeunes psychotiques, il a été rapidement nécessaire d’étendre notre activité à Paris et, dès 1959, un foyer a été ouvert sous l’égide du Club, qui a permis au personnel de surveiller les soins ambulatoires en même temps qu’il facilite pour certains la poursuite d’études ou de formations.

La psychothérapie institutionnelle

La clinique de la Chesnaie a été fondée sur le socle théorique de la psychothérapie institutionnelle et a su maintenir ses principes fondateurs 48 ans après.

L’institution thérapeutique, ici la clinique de Chailles, constituée de la clinique et de ses satellites, les associations et leurs prolongements, est le contenant qui rassemble les discours psychiatriques, psychanalytiques, politiques, sociologiques indispensables au traitement souvent prolongé d’une personne et de la prise en compte de son destin.

Dans sa définition, la psychothérapie institutionnelle n’est qu’anticipation, mouvement des idées, recherche et accueil de nouvelles scènes soignantes. Elle doit être génératrice d’histoires individuelles et collectives, programmées ou inattendues, comme les vraies choses de la vie.

La Chesnaie est une clinique psychiatrique recevant pour des soins de longue durée des patients présentant des troubles mentaux le plus souvent graves, évoluant depuis des années, ayant reçu pour la plupart d’entre eux de nombreuses réponses médicales hétérogènes et déliées. La clinique assure également des soins pour la plupart des symptomatologies aiguës (hormis les troubles des conduites quand elles apparaissent au premier plan) et y répond à l’aide de techniques modernes avec la même efficacité (qui peut le plus peut le moins) quand l’indication de l’hospitalisation est bien posée, que dans tout autre lieu de soins.

L’utilisation des chimiothérapies, la mise à distance de l’environnement affectif quand il est pathogène, la reconnaissance de l’appel à l’autre que constitue le symptôme, permettent en effet maintenant aux équipes de contredire l’idée que la discipline psychiatrique est impuissante à soigner. Mais cela restera une guérison du symptôme.

Seule la psychothérapie, quelle que soit sa forme, en tant que fondamentalement traitement par la parole, peut répondre aux effets de remaniements bouleversants, parfois définitifs, que constitue la survenue d’un processus psychiatrique dans l’organisation de la personnalité.

Quand le symptôme est plus ou moins aigu, destructeur et déstructurant, la restauration est longue, difficile, aléatoire, parsemée de crises, de rechutes et d’abandons dépressifs : un praticien isolé dans son cabinet ou son bureau de dispensaire, aussi doué et expérimenté qu’il puisse être, ne peut assumer de telles entreprises de soins : Seule une institution - en tant que système de médiation pour faciliter l’échange de la parole - où il accomplira sa tâche le lui permettra.

La Chesnaie, établissement parmi beaucoup d’autres, s’est donné les moyens pour répondre à cette demande très spécifique de soins que peut être la restauration de la personne, de son intégrité psychique.

L’institution n’a pas de limite géographique ; ce sont les personnes qui travaillent et qui se soignent ensemble qui la constituent à la condition que ces personnes se causent, fassent cause commune. Cela peut être un établissement ou un service de secteur.

Regrettons, en passant, l’usage tout à fait malheureux du terme de désinstitutionalisation à la place de celui de deshospitalisation : ce dernier suffisait largement pour décrire le mouvement de sortie des malades mentaux hors des murs psychiatriques.

Aujourd’hui le signifiant a rattrapé les différents acteurs et sans avoir à parler d’externement arbitraire, le drame de la solitude et de l’isolement touche un nombre croissant de malades mentaux particulièrement désarmés, compte tenu de leur propension à l’autisme, pour y répondre.

L’institution ne peut se penser qu’en tenant compte de ce qui s’y passe, s’y construit, y évolue, en articulation avec l’environnement sous tous ses aspects ; et donc en expérimentation permanente, non comme spéculation gratuite, non comme tentative de se « mettre à l’écart », mais comme laboratoire théorico-pratique au service de tous, et avant tout des malades, ainsi que des collaborateurs des ces derniers que sont les soignants en santé mentale.

Pour en savoir plus allez sur le site de La Clinique de La Chesnaie

Le centre psychothérapique de Saint Martin de Vignogoul (cliquez pour avoir plus de détail)

Projets de soins

Le Centre Psychothérapique accueille de jeunes patients souffrant de psychose ou de névrose grave.

Ils sont assurés d’un accueil et d’un accompagnement attentifs et s’engagent à participer au travail quotidien de psychothérapie de groupe ainsi qu’aux activités qui leur sont proposées : ces dernières restent à leur libre choix. Le projet de soin est basé sur la psychothérapie institutionnelle et la psychanalyse.

Le travail psychothérapique privilégie l’écoute du patient. Il se fait essentiellement dans le groupe psychothérapique quotidien, mais aussi, sur demande ou sur indication, en psychodrame, physiothérapie, psychothérapie individuelle, relaxation, musicothérapie. Dans la perspective de psychothérapie institutionnelle, les soins proposés sont le fait de l’ensemble de l’Institution, elle-même en constant questionnement sur sa pratique.

L’accompagnement quotidien est assuré par l’ensemble de l’équipe, aussi bien en ce qui concerne le soin proprement dit, que pour les activités d’animation, de gestion ou de participation à la vie institutionnelle.

Le travail institutionnel s’articule autour de réunions à rythme régulier permettant la rencontre et l’échange entre les différentes personnes et groupes sociaux travaillant dans le Centre ou bénéficiant des soins.

Les projets de réinsertion sociale et professionnelle sont favorisés et accompagnés notamment par la présence d’une assistante sociale.

Si vous voulez en savoir plus allez : sur les site du Centre psychothérapique de Saint Martin de Vignogoul