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Communiqué

L’Unafam dénonce l’amalgame handicap psychique - handicap mental de la DREES

le 23 septembre 2016 -

Le numéro de septembre de la revue de la DREES(1) « Etudes et Résultats » porte sur « l’offre d’accueil des personnes handicapées dans les établissements et services médico-sociaux entre 2010 et 2014 ».

Ce rapport agglomère dans un même item la « déficience intellectuelle et psychique » alors qu’il différencie parfaitement les déficiences motrices, sensorielles, de personnes cérébro-lésées, autistes et personnes handicapées vieillissantes.

Cette présentation constitue une remise en question forte de la reconnaissance du handicap psychique (loi du 11.02.05)(2).

Ce rapport précise que 70% des places des établissements et services sont agréés pour accompagner les personnes présentant une déficience intellectuelle ou psychique (P 4- tableaux C et E). Or dans la grande majorité des cas, les établissements ne sont pas agréés pour les 2 handicaps.

Lors de la réunion de lancement de la concertation portant sur le handicap psychique organisée par le Ministère de la Santé mercredi 21 septembre, l’UNAFAM a dénoncé l’amalgame handicap psychique – handicap mental et a interpellé l’Etat :

  • Est-ce à dire que les spécificités, les problématiques et les prestations pour l’accompagnement sont les mêmes pour le handicap mental et pour le handicap psychique ?
  • Est-ce à dire également que le nombre de places est bien suffisant pour ces 2 handicaps ?

L’UNAFAM oeuvre chaque jour depuis la création de l’association en 1963, pour faire changer le regard sur les personnes vivant avec des troubles psychiques et pour qu’un accompagnement adapté soit mis en oeuvre pour l’inclusion dans la cité des personnes en situation de handicap psychique ; la remise en question de la reconnaissance du handicap psychique constituerait une régression inacceptable.

Rappelons que le handicap psychique se distingue du handicap mental par son origine et ses conséquences.

Le handicap psychique est la conséquence de maladies psychiatriques telles que les psychoses schizophréniques, les maladies bipolaires ou unipolaires, les névroses invalidantes.

Le handicap psychique laisse les capacités intellectuelles intactes, alors que les capacités cognitives sont souvent altérées. Il se caractérise par une variabilité et une évolution dans le temps.

Le handicap psychique entraîne : des difficultés de relation à soi et aux autres ; un repli sur soi ou un isolement ; des troubles du comportement, du jugement et de l’attention ; des difficultés, parfois l’impossibilité sans stimulation extérieure, à mettre en oeuvre ses capacités intellectuelles.

La personne en situation de handicap psychique a besoin d’un accompagnement spécifique et dans la durée.

(1) DREES (Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques). Lire l’article "L’offre d’accueil des personnes handicapées dans les établissements et services médico-sociaux entre 2010 et 2014" sur drees.social-sante.gouv.fr.

(2) Loi sur le handicap du 11/02/2005.

Contact presse : Sophie Dacbert : 01.53.06.30.92 -