Unafam 974 - La Réunion
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Communiqué : Les malades psychiques ont aussi droit au maloya !

le 16 janvier 2016

Pourquoi les patients de psychiatrie n’auraient-ils pas droit au patrimoine culturel réunionnais ? La polémique sur la désignation d’un service de psychiatrie à l’hôpital de Saint- Pierre avec le nom « Maloya » illustre tristement la stigmatisation dont sont encore victimes les malades psychiques dans notre société.

L’Unafam-Réunion s’interroge. En quoi le rapprochement de la maladie mentale avec une culture –dont nous avons tous les raisons d’être fiers- est-il un signe de « mépris » ou d’indifférence ? Pourquoi les patients souffrant de schizophrénie, de troubles anxieux ou de bipolarité devraient-ils rester éloignés du maloya et des autres expressions de la beauté ?

Avec tout le respect qu’elle a pour les artistes opposés au choix du nom « maloya », l’Unafam-Réunion s’attriste de cette réaction et regrette les maladresses de communication de l’hôpital. La schizophrénie touche 1 à 2% de la population, quelle que soit l’origine ethnique : chaque famille peut être concernée. Pour améliorer leur état, les patients de psychiatrie doivent garder un maximum de liens avec l’extérieur. L’Unafam-Réunion encourage les artistes à proposer des spectacles de maloya dans les services de psychiatrie, au lieu de les isoler.

Maloya lé pa malad, bann malad nena le droit guingn maloya !

Fait à Saint-Denis, le 16 janvier 2016

Liliane Manikon, représentante des usagers au titre de l’Unafam, tél. 06 92 68 51 09.