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Les prisons françaises inadaptées à l’accueil des malades psychiatriques : l’exemple de la prison de Château-Thierry (Aisne)

Bien que paru dans la confidentialité de l’été (juillet 2017), le sévère Rapport de la deuxième visite du centre pénitentiaire de Château-Thierry (Aisne) du Contrôleur Général des Lieux de Privation de Liberté (CGLPL), établi sur la base d’une visite effectuée en 2015, a soulevé une indignation justifiée. L’Unafam (Union nationale de familles et amis de personnes malades et/ou handicapées psychiques) compte de nombreuses familles dont un proche malade est incarcéré. Elle partage cette indignation tout en prenant note des quelques progrès réalisés ou annoncés à la suite de cette inspection.

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Stigmatisation : psychiatrie et radicalisation

Au lendemain des attentats en Espagne, Gérard Collomb, ministre de l’Intérieur, a indiqué travailler en lien avec sa collègue Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, au repérage des personnes radicalisées via la communauté des psychiatres. Le Gouvernement veut "mobiliser l’ensemble des hôpitaux psychiatriques, des psychiatres libéraux de manière à essayer de parer à [la] menace terroriste individuelle" et envisage la mise en place de "protocoles" pour pouvoir avoir un échange avec celles et ceux qui côtoient les personnes ayant "des délires autour de la radicalisation islamique".

Ces propos, qui laissent à penser que psychiatrie et terrorisme sont liés, renforcent les représentations du grand public sur la dangerosité de la maladie psychique alors que celle-ci n’est pas supérieure à celle de la population générale. La radicalisation n’est pas un délire, les terroristes ont préparé leurs actes plusieurs mois à l’avance, s’appuient sur une cellule djihadiste en lien avec Daech. Il y a des agents de liaison, un donneur d’ordre, qui sera retrouvé tôt ou tard. Bien sûr il y a des personnes isolées qui peuvent passer à l‘acte mais pour Cyrulnick, « parmi ces tueurs il y a très peu de malades mentaux au sens psychiatrique du terme, plutôt moins que dans la population générale car planifier, maitriser ses émotions et ses comportements, peu de malades savent le faire ».

Nous dénonçons cet amalgame maladie mentale et terrorisme. Comme pour le reste de la population, les personnes vivant avec des troubles psychiques sont sensibles à l’impact médiatique des actions terroristes. Si leur fragilité psychologique peut les entrainer à un acte de mimétisme, les représentants de la psychiatrie soulignent qu’aucune étude ne valide l’assimilation trouble psychiatrique, radicalisation, terrorisme.

L’Unafam rappelle que les personnes souffrant de troubles psychiques sont d’abord des personnes malades qui requièrent donc des soins de la part du corps soignant. L’état a un devoir de mettre en place ces soins sur l’ensemble des territoires, et d’en organiser l’accès. La stigmatisation dont ces personnes sont l‘objet, ne peut que renforcer le déni de la maladie, augmenter la perte d’estime de soi, retarder l’accès aux soins, et est fortement péjorative pour l’avenir de la personne et son rétablissement. La psychiatrie est une discipline médicale, elle n’est pas l’antichambre des prisons.

Tout doit être mis en oeuvre pour que la psychiatrie puisse avoir les moyens de soigner dans le respect de la personne malade, afin que celle ci soit accueillie ainsi que les aidants qui l’accompagnent dans des lieux adaptés. Les délais d’accès aux soins doivent partout être compatibles avec l’urgence des situations ce qui limitera d’autant les passages à l’acte.

Dans ces temps d’élaboration du schéma stratégique national de santé, il est urgent de définir une politique ambitieuse pour la psychiatrie et la santé mentale, d’élaborer avec les ARS ARS Agence Régionale de Santé

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et les collectivités locales une stratégie permettant de répondre, de manière graduée et modulable, à l’accueil et l’accompagnement des personnes en fonction de leurs besoins.

Nous rappelons à nos politiques actuels un des axes de notre plaidoyer pour un plan psychique « la lutte contre la stigmatisation et l’accès à la citoyenneté ». Notre gouvernement se doit de donner l’exemple.

La politique sécuritaire, nécessaire en ces temps d’attaques terroristes, ne peut se confondre avec une atteinte aux libertés pour les personnes en souffrance psychique.

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L’Unafam publie son premier Projet Associatif

Fin 2015, le Conseil d’administration a entrepris d’élaborer le premier projet associatif de l’Unafam. Un projet associatif pour décliner l’identité de notre association, asseoir ses valeurs et surtout exprimer un projet politique qui a vocation à fédérer l’ensemble des acteurs qui y contribuent (adhérents, bénévoles, professionnels) et à permettre d’engager des partenariats.

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Lettre de la Présidente juillet 2017 : Stigmatisation : trop c’est trop !

Stigmatisation : trop c’est trop !

En moins d’une année viennent de se produire des faits graves de discrimination en direction de personnes vivant avec des troubles psychiques et de la psychiatrie.

En septembre 2016, la bande-annonce de l’émission "Touche pas à mon poste" (sur C8) présentait des clichés stigmatisants : l’animateur dans un décor d’hôpital psychiatrique, entouré de personnes en camisole, criant, se débattant… Cette vidéo a suscité l’indignation, entre autres, de l’Unafam. Il a fallu, par la suite, des évènements discriminants par rapport à d’autres publics pour qu’enfin les excès de cette émission soient condamnés.

Le 24 juin 2017, l’émission "Fort Boyard" montre une épreuve qui s’intitule "l’Asile" et présente, dans une cellule capitonnée, un candidat portant une camisole de force, gesticulant de façon ridicule, poussant des cris…

De nombreuses familles et des personnes malades ont été scandalisées par cette représentation de leur situation et, de façon générale, de la psychiatrie. Ceci m’a amenée immédiatement à écrire une lettre ouverte à la présidente de France Télévisions.

Devant la réponse de France 2, proposant seulement des "ajustements" (sic) de l’émission, j’ai porté plainte auprès du Procureur de la République au nom des adhérents de l’Unafam (pour injures publiques et discrimination).

Nous avons aussi saisi le Défenseur des droits et, parallèlement, interpellé le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel, ensemble (malades, familles, soignants et professionnels du soin en psychiatrie), afin que celui-ci veille au respect de la dignité de la personne humaine.

Devant nos réactions, ça et là, des propos tenus par certains médias sont "aussi bêtes que méchants". Ils se reconnaîtront.

Nous avons, à chaque fois, rappelé que les personnes souffrant de troubles psychiques sont d’abord des personnes malades, que la stigmatisation et les discriminations ont des conséquences directes sur leur santé, pouvant entraîner le refus de se soigner. Cette stigmatisation systématique de la maladie et du handicap psychiques augmente le manque d’estime de soi de ces personnes, les isole davantage, et les rend plus vulnérables.

Un des axes de notre plaidoyer pour un plan psychique est "la lutte contre la stigmatisation et l’accès à la citoyenneté". Nos nouveaux politiques vont-ils s’en saisir ?

 
 

L’Unafam lance son appel à projets sur les Thérapeutiques et Accompagnements en psychiatrie

L’Unafam (Union nationale de familles et amis de personnes malades et /ou handicapées psychiques) est une association reconnue d’utilité publique, membre de la Fédération pour la Recherche sur le Cerveau (FRC), qui accueille, écoute, soutient, forme et accompagne les familles et l’entourage de personnes souffrant de troubles psychiques sévères.

L’Unafam a pour principal objectif d’améliorer la qualité de vie des personnes en situation de handicap psychique. Le soutien à la recherche visant au développement de nouvelles stratégies pour la prévention des pathologies psychiques et leur meilleure prise en charge constitue l’une de ses toutes premières priorités.

Pour l’année 2017, l’Unafam, en sa qualité de membre de la FRC, lance un Appel à Projets sur le thème : Thérapeutiques et Accompagnements… Lire la suite

 
 

L’Unafam scandalisée par la nouvelle épreuve de Fort Boyard, « L’Asile »

Lettre ouverte à Madame Delphine Ernotte, Présidente de France Télévisions

Paris, le 28 juin 2017

L’Unafam est scandalisée par la nouvelle « attraction » de l’émission Fort Boyard, diffusée pour la première fois sur France 2 le 24 juin 2017. Jeté seul dans une pièce capitonnée, un candidat doit décrocher les boules rouges accrochées à sa camisole de force pour lui permettre de sortir. Lire la suite

 
 

La Ministre des solidarités et de la santé, Agnès Buzyn, a présenté ses axes prioritaires en psychiatrie à l’ouverture du Colloque Recherche Unafam 2017

Le 9 juin dernier, la Ministre des solidarités et de la santé, Agnès Buzyn, ouvrait le colloque de l’Unafam, "Prévenir la transition vers la schizophrénie", qui s’est tenu au Ministère des Solidarités et de la Santé.

A cette occasion, Agnès Buzyn a prononcé un discours au cours duquel elle a notamment annoncé ses trois axes prioritaires pour la psychiatrie :

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Lancement du concours d’art postal Unafam 2017

Du 13 juin au 20 septembre

Jardins imaginaires

L’Unafam lance son quatrième concours d’art postal à l’occasion de la journée mondiale de la santé mentale (10 octobre).

Le concours Unafam d’art postal 2017, auquel s’associe le Musée de La Poste et Artame Gallery, aura pour thème : les jardins imaginaires.

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Recueil des bonnes pratiques dans les dispositifs de logements accompagnés

Le droit au logement a été affirmé dans d’importants textes internationaux : La Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948, la Charte Sociale Européenne de 1961. La France a reconnu le droit au logement, notamment par la loi du 31 mai 1990 et la loi du 5 mars 2007 dite loi DALO.

Beaucoup a été fait mais beaucoup reste à faire quant à l’effectivité de ce droit.

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L’Unafam

L’Union nationale de familles et amis de personnes malades et/ou handicapées psychiques, créée en 1963, est reconnue d’utilité publique.

L’Unafam regroupe plus de 15 000 familles, toutes concernées, avec pour objet de :

  • s’entraider et se former
  • agir ensemble dans l’intérêt général
    L’Unafam est présente dans toute la France, à travers 100 délégations départementales et 300 sites d’accueil de proximité.

1 700 bénévoles y travaillent et y assurent ainsi :

L’entraide et la formation par :

  • l’accueil dans les permanences locales
  • l’information des familles

L’action dans l’intérêt général par :

  • l’orientation vers les lieux de soins ou d’insertion
  • la représentation des usagers dans les instances médicales, médico-sociales et sociales
  • la participation auprès des instances consultatives chargées de définir la politique de santé mentale
  • la promotion et le soutien à la création de structures d’accompagnement
  • la promotion de la recherche